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Guerre Israël-Hamas : l’Iran, agent déstabilisateur du Proche-Orient

Pendant qu’Emmanuel Macron tentait d’arracher une annonce forte et surtout crédible aux leaders jordanien et égyptien, une photo faisait le tour du monde : celle des chefs du Hezbollah, du Hamas et du Jihad islamique en grande conversation à Beyrouth. Ces trois hommes ne se rencontraient pas là uniquement pour prendre le thé, non, ils s’étaient fixé l’objectif d’étudier comment «obtenir une vraie victoire» à Gaza, selon Al-Manar, la chaîne du Hezbollah. Image préoccupante à l’heure où chacun redoute l’élargissement du conflit israélo-palestinien à l’ensemble des pays de la région. A vrai dire, il a déjà commencé. La tension militaire est de plus en plus forte à la frontière israélo-libanaise, comme l’a constaté notre envoyé spécial, et huit soldats syriens ont été tués par des frappes israéliennes visant leur position dans le sud du pays. Une situation d’autant inflammable que l’Iran, qui tire les ficelles des trois mouvements islamistes, multiplie les mises en garde à l’égard d’Israël et de ses alliés, menaçant de rendre la région «incontrôlable».

Pas sûr que l’Iran ait intérêt à entrer directement dans le conflit, il aurait trop à y perdre. En revanche, le régime se délecte d’utiliser ses «proxies» pour déstabiliser le Proche-Orient. Téhéran a déjà obtenu la suspension des accords d’Abraham entre Israël et l’Arabie Saoudite. Il peut aujourd’hui espérer un embrasement qui ruinerait pour longtemps tout espoir de paix et de stabilisation économique de la région, deux de ses principaux objectifs. S’il y a une coalition à prendre au sérieux, c’est donc bien celle évoquée mardi par Emmanuel Macron, copiée sur celle qui a combattu Daech, n’ayant guère convaincu ses interlocuteurs. Le président français, dont l’image s’est détériorée ces dernières années dans le monde arabe, aura quand même déployé un maximum d’efforts pour arracher un rendez-vous à ses homologues jordaniens et égyptiens. Pour l’heure, il a annoncé l’envoi d’un navire-hôpital militaire au large de Gaza pour soutenir les hôpitaux de l’enclave. C’est peu, mais les marques d’attention pour la population civile de Gaza sont si peu nombreuses que celle-ci mérite d’être soulignée.