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Wassim Mansouri prend la direction de la Banque centrale du Liban après le départ de Riad Salamé

Après des semaines d’incertitudes, le premier vice-gouverneur de la Banque du Liban a annoncé qu’il acceptait de prendre la relève à partir de mardi du gouverneur Riad Salamé, dont le cinquième mandat a expiré ce lundi. Wassim Mansouri assurera l'intérim et sera le premier chiite à diriger cette institution financière qui est traditionnellement confiée à un maronite.

Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

Après la vacance à la présidence de la République qui dure depuis maintenant neuf mois, et un gouvernement chargé d’expédier les affaires courantes boycotté par le principal parti chrétien, la Banque centrale rejoint les institutions-clé libanaises dirigées à titre intérimaire.

Lors d’une conférence de presse ce lundi 31 juillet, Wassim Mansouri, un proche du président du Parlement Nabih Berry, n’a pas caché l’immensité de la tâche qui l’attend. Cet économiste de formation a proposé une feuille de route pour tenter d’éviter un effondrement financier total et a prévenu que si les mêmes politiques continuaient à être mises en œuvre, les dernières réserves en devises de la Banque du Liban allaient bientôt s'épuiser.

Éviter l'effondrement financier total

Pour le nouveau patron de la Banque centrale, la priorité doit aller à l’arrêt définitif du financement de l’État par l’institution financière. Il a annoncé qu’à partir de demain, il ne signera aucune demande de financement de l’État hors de ses « convictions et du cadre légal ». Pour éviter l’effondrement, Wassim Mansouri propose l’adoption dans un délai de six mois de trois lois urgentes : le budget 2023, le contrôle des capitaux et la restructuration du secteur bancaire.

Réaliste, Wassim Mansouri a reconnu les limites de son action, affirmant que ses prérogatives ne lui permettaient pas de faire « en même temps de la politique monétaire, financière et économique ». Il a en revanche promis aux Libanais « plus de transparence » et a appelé les hommes politiques à ne plus mêler la Banque centrale à leurs éternelles disputes.

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