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Tour de France Femmes 2023: pour la deuxième édition, l'engouement populaire est encore là

Un an après la première édition, le public répond à l'appel depuis le départ à Clermont-Ferrand, le 23 juillet. De quoi confirmer l’accueil positif de la première édition en 2022. 

De notre envoyé spécial,

« Il y a aura toujours des gens pour critiquer le Tour de France Femmes, tant pis pour eux. Mais le public est là ! » La Française Audrey Cordon-Ragot ne se trompe pas. Que ce soit aux départs ou aux arrivées d'étapes, la foule répond présent. Et sur le parcours, comme pour les hommes, on sort les caravanes, on déjeune en famille, en attendant de voir passer la course. 

« Ça décuple nos forces »

« C’est trop chouette de voir tous ces gens. On se lève le matin avec le sourire en se disant que nous allons être encouragées, ça décuple nos forces », dit avec enthousiasme Margaux Vigie. La tricolore s’attend à voir du monde samedi prochain dans la montée du Tourmalet. Vans et camping-cars devraient fleurir en nombre dans ce col mythique des Pyrénées, avec une armée de suiveurs belges et hollandais, comme pour les hommes. 

À Montiganc-Lascaux, lors de l’arrivée de la troisième étape, la maillot jaune Lotte Kopecky a eu le loisir de faire des selfies et de signer des autographes, pour le plus grand bonheur des spectateurs venus la plupart du temps en famille. Ils sont beaucoup à apprécier la proximité avec les championnes.

« C'est cool d'être là. Je suis interloquée par le nombre de personnes sur les routes. Même lorsque l’on passe par des petits villages, il y a du monde. L’ambiance est incroyable », jubile Léa Curinier, lors du départ de la quatrième étape à Cahors. De quoi avoir la chair de poule. « Je n’arrive pas à y croire. Je suis très heureuse. Il y avait tellement de monde, ça criait, c’était incroyable », disait la néerlandaise Yara Kastelijn lors de sa première victoire professionnelle à Cahors mercredi 26 juillet, en solitaire. 

« Il y a beaucoup de monde. J'y vois un signe que le public nous a adoptées »

Du côté des organisateurs, on se réjouit, tout en étant prudent. « Depuis Clermont-Ferrand il y a du monde et on espère qu’il y en aura tout le long de la route jusqu’à Pau, réagit Franck Perque, directeur de la course. Le but, c’est d’avoir une fête populaire pour soutenir les meilleures coureuses du monde ». 

« Il y a beaucoup de monde. J'y vois un signe que le public nous a adoptées », se félicitait la directrice de course, Marion Rousse, à l'entame de cette deuxième édition de la Grande Boucle dames, dont l'organisation a été reprise l'an dernier par ASO, également en charge de l'épreuve masculine. 

« Nous ne savions pas à quoi nous attendre. C'est au-delà de ce que j'imaginais », avait commenté l’an dernier la Néerlandaise Marianne Vos, qui avait porté le maillot jaune pendant cinq jours lors de la première édition. La triple championne du monde sur route va continuer à boire du petit-lait jusqu'à Pau, dimanche 30 juillet. Hormis sur le Tour de France, une telle ambiance est rare dans le cyclisme féminin.