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Liban: inauguration d’une nouvelle partie de l’hôpital public à Beyrouth, trois ans après l’explosion

Reportage

Il y a trois ans, lors de la gigantesque explosion qui avait dévasté Beyrouth, le bilan humain est extrêmement lourd avec plus de 220 morts et 6 500 blessés. Les hôpitaux de la capitale eux non plus n’avaient pas été épargnés. Le plus proche se situait à 200 mètres du port : l’hôpital public de la Quarantaine, l’un des rares à accueillir les plus démunis. Des patients et médecins avaient été blessés, des murs entiers et des plafonds avaient été arrachés. Pour remettre sur pied l’établissement, il a fallu tout refaire grâce à l’aide internationale. L’hôpital ouvre aujourd’hui une nouvelle aile : une renaissance pour le quartier.

Avec notre correspondante à Beyrouth, Sophie Guignon

Il y a trois ans, Robert Sacy, médecin à la tête du service de pédiatrie, découvrait hagard son hôpital en ruines. C’est un nouveau bâtiment de quatre étages flambant neuf qui est inauguré ce vendredi 4 août. « Je suis très heureux qu’on ait pu faire cet évènement et inaugurer cet hôpital le 4 août, ce qui est vraiment un symbole pour nous, un symbole de destruction massive, estime Robert Sacy, médecin pédiatre, mais aussi directeur de l’association Assameh. On soigne à peu près 1 200 à 1 500 enfants par an, dans cet hôpital, on va désormais doubler la capacité. En octobre, on va ouvrir un service d’obstétrique. »

Plus de 500 000 habitants dans l’incapacité de payer leurs soins devraient bénéficier de cette extension. « L’hôpital est redevenu comme il était et même mieux, souligne Youmna Khodr qui est infirmière depuis sept ans au sein de l’hôpital. Ici, on accueille tout le monde, des Libanais, des réfugiés syriens, des travailleurs migrants d’Éthiopie, on accueille vraiment tout le monde. »

Mais une fois l’inauguration passée, l'enjeu est de maintenir en marche l’hôpital malgré le rationnement de l’électricité, rappelle Carine Sakr, la directrice de l’établissement : « Ma hantise, ma difficulté en premier, c’est l’électricité, c’est le fioul, c’est le cout du fioul qu’on est en train de payer. Si je vous dis la facture, c’est énorme, c’est énorme. J’ai peur de dire, je ne peux pas continuer. »

Sous la bannière de l’Unicef, de nombreux pays dont la France ont participé à ce projet pour un coût total d’environ 4 millions d’euros.

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