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Kenya: William Ruto et Raila Odinga vont régler leurs différends «à l'amiable»

L'opposant Raila Odinga avait lancé un mouvement de contestation à l’encontre du gouvernement, dénonçant notamment la loi de finances, ses nouvelles taxes et la hausse du coût de la vie.

Avec notre correspondante à Nairobi, Albane Thirouard

En début de semaine, le président Ruto s’était déjà dit prêt à rencontrer Raila Odinga. Seulement en présence d’un médiateur avait répondu l’opposant. Sa coalition, Azimio la Umoja, a expliqué samedi qu’une facilitation de l’ancien président du Nigeria, Olusegun Obasanjo, avait finalement permis aux deux camps de trouver un accord. Gouvernement et opposition ont annoncé ce samedi avoir décidé de « résoudre leurs différends à l’amiable ». Un comité va être formé en ce sens, composé de dix personnes, cinq de chaque camp.  

C’est une décision qui était attendue par beaucoup au Kenya. Des manifestations ont fait au moins vingt morts ces dernières semaines. Les appels au dialogue se sont multipliés récemment, émanant notamment des leaders religieux, de l’ONU ainsi que de plusieurs puissances occidentales.  

Un communiqué a été publié par le leader de la majorité gouvernementale au Parlement, mais il est non signé par le camp Azimio et déjà critiqué par certaines figures de l’opposition. Le document détaille le programme des échanges : la réforme de la commission électorale et la création d’un poste de chef de l’opposition, entre autres.

En revanche, la question de la hausse du coût de la vie n’y figure pas. Ce qui a entrainé les critiques de citoyens kényans sur Twitter. C’était pourtant un point majeur des revendications de Raila Odinga. Notamment le retrait de la loi de finances, jugée punitive pour ses nombreuses nouvelles taxes. La question de cette loi sera tranchée par la justice précise le communiqué. Une plainte a été déposée le mois dernier par un sénateur, qui remet en question la constitutionnalité de la loi.  

Un dialogue bipartisan avait déjà été lancé suite aux premières manifestations de mars/avril, mais n’avait finalement pas abouti, ce qui a entrainé une reprise de la contestation en juillet.

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