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En Grèce, Stefanos Kasselakis pend la tête du parti d'opposition Syriza en plein marasme

Il succède à l’ex-Premier ministre Alexis Tsipras à la tête de Syriza, actuel premier parti d’opposition en Grèce. 

Avec notre correspondant à Athènes, Joël Bronner

Au terme d’une élection en deux tours démarrée une semaine plus tôt, les militants du parti de gauche ont accordé la victoire dimanche à cet homme d’affaires de 35 ans, nouveau venu de la scène politique grecque, qui l’a emporté avec plus de 56% des suffrages face à Efi Achtsioglou, ancienne ministre du Travail du gouvernement Syriza. Charge à lui d’apporter un nouveau souffle à un parti en perte de vitesse. « Merci aux 150 000 membres de Syriza qui sont allés voter dimanche dernier et aujourd’hui, alors même qu’il y avait parfois de longues files d’attente. Ils sont la preuve que Syriza est toujours là, que le parti est là pour durer et que dorénavant, Syriza va gagner ! », ont été ses premiers mots de chef de parti.

En juin, après une déroute aux législatives, Alexis Tsipras démissionne de ses fonctions de président de Syriza. Premier ministre de la Grèce de 2015 à 2019, Alexis Tsipras a été, depuis l’origine, l’incarnation de ce parti de gauche, que la crise économique a contribué à amener au pouvoir.

À présent, le nouveau visage de Syriza est donc celui de Stefanos Kasselakis, trentenaire au physique sportif, passé par le secteur de la banque puis de la marine marchande. Cet inconnu sur la scène politique grecque il y a encore un mois, ouvertement homosexuel, a notamment vu sa candidature soutenue par l’intérêt très vif que lui ont porté les médias de son pays. Depuis qu'il a suscité la surprise en arrivant en tête du premier tour du scrutin au sein de Syriza, les chaînes de télévision le suivent dans tous ses déplacements : café matinal, sortie de la gym, accueil de sa mère à l'aéroport.

Si ce nouveau venu en politique a su convaincre les militants de Syriza, reste maintenant à celui qu’une partie des médias appellent le « golden boy » - il était trader à Goldman Sachs et est parti vivre aux États-Unis à 14 ans -, à incarner l’après-Tsipras et à convaincre les instances du parti qu’il s’apprête à diriger, qu’il n’est pas une erreur de casting.

Or, il prend la tête d'un parti laminé lors des deux élections législatives successives de mai et juin, et en proie à des conflits internes d'une telle acuité qu'ils pourraient, selon certains analystes, déboucher sur une scission. Lors des élections législatives de juin, Syriza n'a recueilli que 17,84% des suffrages, soit plus de 20 points de moins que la Nouvelle-Démocratie du Premier ministre Kyriakos Mitsotakis.

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