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En Chine, les Shanghaiens retrouvent une liberté relative

Quelque 90 % des habitants de Shanghai peuvent de nouveau sortir de chez eux ce mercredi, alors que les restrictions sanitaires sont progressivement levées. Après deux mois de confinement face à la vague Omicron, il est à nouveau possible de prendre les transports en commun et, pour une partie d’entre eux, de retourner au travail.

Avec notre correspondant à Pékin, 

C'est un sentiment de liberté, un peu comme celui que peuvent éprouver les poissons que l’on remet dans la rivière. On ne sait pas toujours par où commencer, en dehors des tests PCR, à effectuer tous les trois jours et obligatoires pour accéder aux transports et aux lieux publics.

Carole Gabay, présidente de l’association « solidarité Covid » a déjà des idées pour occuper cette liberté retrouvée : un tour par la boulangerie. « Je vais sortir cet après-midi. J'ai mon coiffeur qui m'a donné rendez-vous et je vais essayer de faire d'aller faire des courses pour retrouver le pain que je n'ai pas pu avoir pendant tout le confinement », nous explique la Française de Shanghai.

Parfois, on ne sait pas par où commencer après ces très longues semaines d’enfermement. Thomas Malischewski a peu dormi cette nuit. Cet ex-confiné confie avoir passé 80 jours chez lui sans voir personne. Aujourd'hui, ce professeur de français appréhende devant cette liberté retrouvée.

C'est très irréel. J'ai un peu peur de l'extérieur après 80 jours.

Thomas Malishewski

Stéphane Lagarde

Madame Zhao, qui habite le district de Putuo, employée du secteur du divertissement, a pu elle reprendre le chemin du travail. « J’ai l’impression que c’est un rêve, comme si tout ce qu’on a vécu ces dernières semaines avait disparu. Dans le métro ce matin, il n’y avait pas beaucoup monde et les « Grands blancs » contrôle « votre code vert » aux entrées », nous raconte-t-elle. « Ce soir, en rentrant à la maison, je pense que je vais trainer un peu, j’irai peut-être au supermarché près de chez moi. »

Un livreur passe devant des policiers portant une combinaison de protection à l'extérieur d'un hôtel à Shanghai, en Chine, le mardi 15 mars 2022 (Image d'illustration).
Un livreur passe devant des policiers portant une combinaison de protection à l'extérieur d'un hôtel à Shanghai, en Chine, le mardi 15 mars 2022 (Image d'illustration). AP

► À lire aussi : À Shanghai, un assouplissement des restrictions sanitaires après deux mois de confinement

Chacun et chacune a fait sa liste de choses à faire, avec encore une fois un peu d’hébétement devant cette liberté retrouvée. Liberté relative, car les « dabai », les gardiens en combinaison blanche de protection, sont à l’entrée des transports et des lieux publics pour vérifier que votre pass sanitaire est bien au « vert ».

Cette « troisième phase » du déconfinement de Shanghai doit se poursuivre jusqu’à la fin du mois. Les centres commerciaux, les salons de coiffures, les épiceries ont repris à 75 % de leur capacité. Mais pour les écoles, les élèves sont encore pour leur majorité sur Zoom, la réouverture en présentiel des établissements scolaires se fera au cas par cas selon les autorités.

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