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Centrafrique: trois hommes du groupe armé 3R condamnés en appel par la Cour pénale spéciale

En Centrafrique, la chambre d’appel de la Cour pénale spéciale a rendu ce jeudi son dernier verdict concernant le massacre de 46 civils en mai 2019 dans des villages du Nord-Ouest de la RCA. Issa Sallet Adoum, Yaouba Ousmane et Mahamat Tahir, trois membres du groupe armé 3R, sont respectivement condamnés à 30 et 20 ans d’emprisonnement.

Avec notre correspondant à Bangui, Rolf Stève Domia-leu

Ce verdict rendu par la Cour pénal spéciale était très attendu en Centrafrique depuis quatre ans. Créé par les autorités centrafricaines en 2018, ce tribunal hybride a pour mission de juger des crimes commis dans le pays depuis 2003. Il a statué ce jeudi sur des faits qui datent de mai 2019.

À l’époque, des hommes armés appartenant au groupe rebelle du « Retour, Réclamation et Réhabilitation », dit 3R, avaient attaqué les villages de Koundjili et Lemouna au nord-ouest de la RCA. Ils avaient tué 46 civils et commis des viols lors de l’attaque.

Trois jours après la tuerie, Issa Sallet Adoum, Ousman Yaouba et Mahamat Tahir, membres des 3R qui avaient participé aux assassinats, avaient été arrêtés par la Minusca et remis à la Cour pénale spéciale.

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En 2022, le juge de la section d’assise avait condamné en première instance Issa Sallet Adoum, leader de sa section, à une peine de prison à perpétuité. Ousman Yaouba et Mahamat Tahir, considérés comme co-auteurs, étaient condamnés à 20 ans de prison. Les accusés et leurs avocats n’étant pas satisfaits de ce verdict, avaient fait appel.

Plus de six mois après avoir été saisie, la chambre d’appel a déclaré les trois accusés coupables de crime contre l’humanité et de viol sur des personnes civiles à Lemouna et Koundjili. 

La peine de Issa Sallet est réduite à 30 ans tandis que celles d’Ousman Yaouba et Mahamat Tahir sont maintenues à 20 ans d’emprisonnement. Un verdict qui n’est désormais plus susceptible de recours.

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