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Centrafrique: à Bangui, le député Joseph Bendounga appelle au rejet du référendum constitutionnel

À Bangui, le député d’opposition Joseph Bendounga mène campagne contre le référendum constitutionnel prévu le 30 juillet 2023 dans le pays. Il accuse le président Faustin-Archange Touadéra de vouloir « s’éterniser au pouvoir et modifier les règles du jeu démocratique en République centrafricaine ». Reportage.

Avec notre envoyé spécial à Bangui, François Mazet

Dans la capitale centrafricaine, la campagne se poursuit en vue du référendum constitutionnel du 30 juillet 20123. En ville, l’affichage pour le « oui » est omniprésent.

L’opposition, de son côté, a décidé d’appeler au boycott pour dénoncer ce qu’elle présente comme une tentative de Faustin-Archange Touadéra d’obtenir une présidence à vie. Elle dénonce un climat répressif et mène surtout campagne sur les réseaux sociaux.

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Mais, parmi les figures de l’opposition, le député de Bimbo, Joseph Bendounga, tente, lui de convaincre les Banguissois en parcourant chaque jour les quartiers de la ville en camion.

Le micro en main et son traditionnel chapeau de paille sur la tête, Joseph Bendounga déambule devant un camion dont les enceintes relaient son discours hostile au président Touadéra et à la nouvelle Constitution, qu’il qualifie d’autoritaire. « Un aventurier politique du genre Touadéra, qui veut s’éterniser au pouvoir et modifier les règles du jeu démocratique en République centrafricaine », lance-t-il.

Il enjoint les Centrafricains à rester chez eux dimanche. Mais ne se sent-il pas seul à battre le pavé quand la campagne du « oui » accapare l’espace public ? « Qu’est-ce que vous voulez que je fasse ? Je vous donne l’exemple de Jean-Baptiste [prédicateur du temps de Jésus de Nazareth,NDLR]. il était seul à prêcher la bonne parole. Advienne ce qui adviendra. Je vais vers le peuple et je fais du porte-à-porte pour que la population centrafricaine puisse savoir à quelle sauce elle sera mangée demain. »

Joseph Bendounga gagne symboliquement le pied de la statue du père fondateur Barthélémy Boganda. Des dizaines de badauds s’arrêtent pour l’écouter, l’enregistrer, le photographier. Ce matin, il reprendra son bâton de pèlerin, son chapeau et son micro.

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