Niger
This article was added by the user . TheWorldNews is not responsible for the content of the platform.

Asie du sud-est: au sommet de l'Asean, la mer de Chine méridionale et la Birmanie polarisent

Ce mardi 5 septembre au matin, le sommet de l’Association des nations de l'Asie du sud-est (Asean) s’est ouvert à Jakarta. Ce dernier grand rendez-vous sous la présidence indonésienne doit servir à se pencher de nouveau sur la crise inextricable de la Birmanie ainsi que sur la rivalité croissante des superpuissances en mer de Chine méridionale.  

Dès l'ouverture des discussions de ce sommet de l'Asean, ce mardi 5 septembre à Jakarta, Joko Widodo, le président indonésien, a mis les choses au clair : « Les pays de l'Asean ne veulent pas servir d'intermédiaire à d'autres puissances ». Comprenez : il est hors de question de se faire prendre au piège par la Chine et les États-Unis en quête d'influence dans la région. 

Cette volonté de rester neutre n'empêchera pas les dirigeants du bloc de dix nations de se pencher sur « un code de conduite », censé éviter d’autres accrochages dangereux en mer de Chine méridionale. Pékin s'est notamment attiré les foudres des Philippines, du Vietnam et de la Malaisie avec la récente publication d'une nouvelle carte qui démontre les velléités de la Chine dans cette mer qu'elle revendique presque totalement. 

La crise en Birmanie, l'autre dossier brûlant

L'autre grand dossier sera la crise birmane, qui sombre dans la violence depuis un coup d'État en 2021. Les membres du bloc de dix nations, souvent décrit comme un forum de discussion sans réel pouvoir, sont divisés sur la question de la Birmane, autre pays membre du groupe.

Depuis un coup d'État en 2021, les militaires birmans ont mené une répression sanglante de toute opposition et notamment des partisans de la dirigeante démocratiquement élue Aung San Suu Kyi. L'Asean a bien tenté de promouvoir un plan de paix en cinq points pour résoudre la crise, mais s'est montrée divisée sur l'approche à adopter avec la junte. Certains pays voulant l'exclure complètement tandis que d'autres souhaitent continuer le dialogue avec les militaires.

Au final, la junte ignore complètement ce plan de paix qu'elle a pourtant signé. À Jakarta, aucun consensus n'est encore en vue. La preuve : dans le projet de communiqué final, la partie réservée à la Birmanie reste encore vide. 

À lire aussiRohingyas de Birmanie: six ans de répression, de massacres et d'exode

(et avec AFP)

Poursuivez votre lecture sur les mêmes thèmes :