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À la Une: au Brésil, nouvelle arrestation dans l’enquête sur le meurtre de Marielle Franco

Le 14 mars 2018, Marielle Franco, la conseillère municipale issue des favelas de Rio de Janeiro, était tuée par balles alors qu’elle sortait d’une réunion publique. Après 5 ans d’une enquête entravée, le ministre de la Justice Flavio Dino a annoncé lundi 24 juillet que l’un des deux anciens policiers soupçonnés d’avoir exécuté cet assassinat était passé aux aveux.

Ces confessions pourraient permettre à la police de « remonter jusqu’au commanditaire » de ce meurtre, titre le journal O Globo ce mardi 25 juillet. « Bien que les policiers à la retraite Ronnie Lessa et l’ancien policier militaire Élcio Queiroz, - considérés comme les auteurs matériels - aient été arrêtés, on ne sait toujours pas qui a ordonné le meurtre de la conseillère », relève le journal.

Après les aveux il y a une quinzaine de jours d’Élcio Queiroz, « les autorités ont déclenché ce lundi 24 juillet l’opération Élpis » relate O Dia. Celle-ci a permis l’arrestation de Maxwell Simões Correa, un ancien pompier soupçonné d’avoir contribué à la « logistique de l’assassinat ».

Depuis l’arrestation de Ronnie Lessa et Élcio Queiroz en 2019, l’enquête de la police civile patinait. « Après une série de tentatives destinées à perturber les investigations, la police fédérale avait ouvert une nouvelle enquête à partir du mois de février » rappelle la Folha de São Paulo.

Cette enquête a permis d’établir « un lien étroit entre ces assassinats, en particulier celui de la conseillère municipale Marielle (Franco), et les activités des milices et du crime organisé de Rio de Janeiro », selon le ministre de la Justice Flávio Dino.

Dans son éditorial, O Globo estime que « résoudre ce crime est essentiel afin de pouvoir répondre au pouvoir parallèle inacceptable des miliciens et des trafiquants qui défient le gouvernement ».

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Violences dans les prisons en Équateur : Guillermo Lasso décrète l’état d’urgence

Le président équatorien Guillermo Lasso a décrété l’état d’urgence dans trois régions du pays, ce lundi 24 juillet. À un mois de l’élection présidentielle, l’Équateur s’enfonce dans une spirale de violence liée au narcotrafic. Le maire de la ville de Manta a été assassiné par balles dimanche 23 juillet, et des affrontements entre gangs ont provoqué de violents affrontements dans plusieurs prisons du pays.

« Les autorités n’arrivent toujours pas à reprendre le contrôle dans les prisons », constate le portail d’information Primacias, qui rapporte qu’à « l’intérieur du pénitencier de Guayaquil, de nouveaux affrontements et des détonations d’armes à feu ont été signalés »

Alors que les affrontements à l'intérieur du centre pénitencier de Guayaquil ont déjà fait au moins 6 morts et 11 blessés, « les familles des détenus demandent à être informées » de la situation, explique La Hora, qui rappelle que depuis 2020, les affrontements à l'intérieur des prisons du pays ont fait plus de 450 morts.

Selon le dernier décompte du journal El Mercurio, « un nombre indéterminé de détenus se sont déclarés en grève de la faim dans 13 prisons du pays », et « plus de 100 agents pénitenciers » sont toujours séquestrés dans cinq d'entre elles.

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Barrière flottante anti-migrants : le Texas défie l’État fédéral américain

Le ministère de la Justice a porté plainte contre l’État du Texas lundi 24 juillet, après que son gouverneur Greg Abbott a refusé d’enlever une barrière flottante installée sur le Rio Grande pour empêcher les arrivées de migrants. La semaine dernière, le ministère de la Justice avait estimé que ces grandes bouées orange représentaient un risque pour la navigation sur le fleuve.

« Le mur frontalier de Greg Abbott ne met pas seulement des vies en danger, il pourrait être illégal », estime USA Today dans son éditorial ce mardi 25 juillet.

« Notre système d'immigration permet à toute personne fuyant les persécutions dans son pays d'origine de déposer une demande d'asile ici. Il s'agit d'un droit légal et humain », insiste le quotidien, qui rappelle que même si « l'immigration est une question sérieuse pour tout gouverneur d'un État frontalier », « cela ne signifie pas que Greg Abbott peut élaborer sa propre politique frontalière ou contourner le droit d'asile ».

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