Mali
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Coups d’Etat en Afrique francophone : La France défiée par ses ex-colonies

Ces dernières années, l’Afrique francophone est devenue l’épicentre des coups d’Etat. Après le Mali où le régime du Président Ibrahim Boubacar Keïta a été renversé le 18 Août  2020, et après seulement huit (08) mois d’exercice à la tête de la transition, le colonel-major Bah N’Daou a été lui aussi renversé le 24 mai 2021 pour des motifs connus de tous.

Depuis, le Président français Emmanuel Macron est monté sur son cheval de bataille contre le Mali. Toutes les occasions sont bonnes pour les autorités françaises de taxer les autorités de la transition malienne de tous les noms d’oiseaux. Sur instructions de Paris, les organisations sous- régionales et internationales multiplient des manœuvres et des actions afin de pouvoir déstabiliser le pouvoir transitoire au Mali.

Au moment où le peuple malien subissait des sanctions illégales, illégitimes et inhumaines, la société civile Burkinabè a commencé à faire des contestations en faisant des manifestations contre le Président Roch Marc Christian Kaboré pour le même motif, à savoir la mauvaise gestion de la crise sécuritaire. Et en janvier 2022, le Président Roch Marc Christian Kaboré a été renversé par le lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba, lui aussi après huit (08) d’exercice a vu son pouvoir chuté le 30 septembre 2022 par le Capitaine Ibrahim Traoré. Ces deux coups de forces ont déboussolé totalement la politique paternaliste de Macron. Poussant ainsi la France a porté son espoir sur le Niger de Mohamed Bazoum. Ainsi, tous les moyens étaient bons pour l’ex Président Bazoum d’accuser les autorités maliennes et burkinabè d’abandonner la lutte contre le terrorisme au profit du pouvoir. Puisqu’il pensait qu’avec la France à ses côtés, tout était permis, il a souligné lors d’une interview que ‘’les terroristes sont plus forts et plus aguerris que nos armées’’. Bazoum faisait semblant d’oublier que malgré la présence de 1.500 militaires français et supplétifs cantonnés au Niger, les terroristes tuaient par centaine les militaires nigériens.

Puisque les autorités militaires nigériennes ont tout fait pour tenter d’amener le Président Mohamed Bazoum à la raison sans succès,  finalement la garde présidentielle a décidé de prendre sa responsabilité le 26 juillet 2023 afin de sauver le Niger prenant en otage le Président Bazoum et sa famille dans le palais présidentiel. Ainsi, les militaires, à leur tête le général Abdourahamane Thiani, exigent à Bazoum de démissionner.

A la demande du Président Emmanuel Macron, les Chefs d’Etats de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) avaient fixé un ultimatum qui a expiré le 07 aout dernier pour réinstaller Bazoum à son fauteuil de Président. Faute de quoi il y aura une intervention militaire. Cette déclaration de guerre contre l’Etat souverain du Niger, en violation de tous les textes internationaux, a suscité beaucoup d’indignations au sein de l’opinion publique et internationale.

Pendant que les gens n’ont pas fini à se remettre de l’émotion du scénario Nigérien, le lundi 28 Aout 2023, le Président Gabonais Aly Ondimba Bongo a été renversé par sa garde présidentielle avec à sa tête le Général Brice Clotaire Oligui Nguema. Cependant, à la grande surprise de tout le monde, l’Elysée a publié un communiqué faisant semblant de condamner. Aussi la classe politique gabonaise a fait silence radio qui fait froid au dos. Ce silence généralisé s’explique par certains observateurs que l’Elysée, sur sa main invisible dernière ce coup d’état. Comme preuve, M. Jean Ping a déclaré l’implication présumée de la France dans le renversement du pouvoir d’Aly Ondimba Bongo. L’homme politique gabonais non moins ancien président de la Commission de l’Union Africaine, a confirmé que la France aurait joué un rôle crucial  dans le changement du pouvoir au Gabon.

Selon M. Jean Ping, Aly Bongo aurait été sollicité par le Président français Emmanuel Macron pour faire du Gabon une base importante dans la lutte contre le terrorisme au Mali, Burkina Faso et au Niger. Selon nos sources, le Président déchu Aly Ondimba Bongo aurait refusé cette proposition. Donc à ses dires, ce refus a conduit la France de faire chuter son régime pour la défense de leurs intérêts. Jean Ping accuse le nouvel homme fort de son pays d’être un pion de la France. Tout compte fait, si cette déclaration de Jean Ping s’avère vraie, le Gabon n’échappera pas aux scénarii du Mali et du Burkina Faso. Car, il n’est un secret pour personne aujourd’hui en Afrique que la jeunesse africaine est hostile à la présence française en Afrique. Donc le Général Brice Clotaire Oligui Nguema doit faire énormément attention dans tout ce qu’il posera comme acte dans la gestion des affaires du Gabon, sinon il risquera de plier ses bagages comme ses prédécesseurs du Mali et Burkina Faso.

Y MARIKO

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