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Un drôle de "pipigate" éclabousse le ministre belge de la Justice, de quoi s'agit-il?

On pourrait écrire, pour filer la métaphore, que ce fut une soirée... arrosée. Problème, elle implique le ministre belge de la Justice, et le liquide en question n'est pas seulement de l'alcool.

Depuis quelques semaines, les médias outre-Quiévrain se gargarisent d'une drôle d'histoire de pipi. Une sombre histoire de soirée d'anniversaire, à la mi-août, du ministre Vincent Van Quickenbornet, où trois invités ont été filmés en train d’uriner sur un fourgon de police, présent pour assurer la protection dudit ministre, victime de menaces. Le Éric Dupond-Moretti belge se retrouve ainsi éclaboussé.

Les trois convives incriminés auraient fait pipi sur le véhicule, garé devant le domicile, à 20h39, 22h05 et 00h02, selon la RTBF. Tout cela sous les yeux d'une caméra de vidéosurveillance. Présent, entre autres figures politiques, aux 50 ans de Vincent Van Quickenbornet, Alexander De Croo, le Premier ministre.

La justice belge rit alors jaune: la police a en effet porté plainte pour "outrage" et demandé la démission de Vincent Van Quickenbornet, façon "Watergate" de Richar Nixon, nommé ici "Pipigate". Les médias affirment en sus que le ministre aurait eu connaissance de la scène, ce qu'il nie.

Le ministre lui-même coupable?

Problème, de nouvelles images de vidéosurveillance le montrent... à proximité du véhicule, un peu plus tard dans la soirée, vers 4h du matin. Il raccompagnait l'un des invités vers un taxi, avant de mimer une scène de miction, et d'ouvrir et refermer la porte du van de surveillance. Nouvelle polémique.

"Le ministre se serait penché en arrière pour faire semblant d’uriner à son tour, puis aurait regardé son téléphone portable en riant, avant d’ouvrir la portière du combi", selon la RTBF. "Nous voulons que les images vidéo soient diffusées immédiatement et que Van Quickenborne démissionne", a exigé Barbara Pas, membre du parti d’extrême droite Vlaams Belang.

Le ministre a dû regarder et analyser les images pour se justifier: "certains en déduisent que je copie ce que certains ont fait sept heures avant. Je suis très clair, je ne savais pas ce qu’il s’était passé", a-t-il dit. Ce dernier devra rendre des comptes devant le Parlement, ce jeudi 7 septembre.