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Sénatoriales: Le RN fait son retour au Palais du Luxembourg avec trois candidats élus

Un an après le départ de son dernier sénateur pour Reconquête, le Rassemblement national a réussi son retour au palais du Luxembourg, où entrent ses trois têtes de liste dans le Pas-de-Calais, le Nord et la Seine-et-Marne.

"Le RN poursuit sa dynamique", s'est félicité le parti frontiste dans un communiqué, voyant dans les résultats un règlement de "l'anomalie démocratique que constituait" son absence au sénat. Le RN, n'avait plus de sénateur depuis le ralliement de Stéphane Ravier à Eric Zemmour au cours de la campagne présidentielle de 2022.

Pour le RN, l'élection de Christopher Szczurek dans le Pas-de-Calais, Joshua Hochart dans le Nord, et Aymeric Durox en Seine-et-Marne est le "résultat d'un ancrage territorial croissant" et d’une "campagne de terrain" auprès des élus locaux.

Trop peu nombreux pour former un groupe à la chambre haute, les trois nouveaux élus vont notamment batailler "pour refuser la régularisation massive de clandestins que prépare le gouvernement dans sa Loi immigration", détaille le parti frontiste.

Aucun des trois départements n'avait jusque-là envoyé un élu RN au sénat.

 "Récompense" pour Marine Le Pen

Dans le Pas-de-Calais, frappé par la pauvreté et le chômage, M. Szczurek, 38 ans, est le premier adjoint de Steeve Briois à Hénin-Beaumont, fief de Marine Le Pen dans l'ex-bassin minier.

"Je fais plus que doubler mon score par rapport aux sénatoriales de 2017", après avoir "rassemblé très largement au-delà des seuls grands électeurs du RN", s'est-il félicité, saluant "une forme de récompense pour la grande stratégie de rassemblement de Marine Le Pen".

"Mon but est aussi de contribuer à l'accession de Marine Le Pen à la présidence de la République en 2027", a-t-il ajouté.

Le retour du RN intervient alors que celle qui s'est présentée lundi comme la "candidate naturelle" de son camp pour la présidentielle 2027 est menacée d'un retentissant procès, requis vendredi par le parquet de Paris dans l'affaire des assistants RN au parlement européen.

A 36 ans, M. Hochart, un fidèle du vice-président du parti lepéniste Sébastien Chenu, a lui été porté dans le Nord, le département le plus peuplé de France, par l'éparpillement à droite et la dispersion des listes, 16 au total, un record.

Lors de sa campagne, il avait misé sur "les maires sans étiquette" des territoires ruraux, hérissés selon lui par la suppression de la taxe d'habitation et la loi sur le "zéro artificialisation" des sols.

Autre représentant de la nouvelle génération frontiste, Aymeric Durox, 38 ans, vice-président du groupe RN au conseil régional d'Ile-de-France, s'est lui glissé en quatrième position dans le département le plus rural de sa région.

Les candidats frontistes ne partaient pourtant pas gagnants dans les Hauts-de-France, puisque le panel de grands électeurs avait été en grande partie fixé lors des élections municipales de 2020, qui n'avaient pas particulièrement souri au parti à la flamme.

Mais le parti fronstiste avait élargi son emprise sur le Nord-Pas-de-Calais lors des dernières législatives, raflant 12 sièges contre 5 dans la précédente mandature.

Reconduit au sénat, où il préside le groupe socialiste, le sénateur nordiste Patrick Kanner s'est alarmé "d'une sorte de grande vague qui avance sans arrêt, sans arrêt, sans arrêt". "Le désespoir , y compris parmi les élus des communes, peut-être pas que des petites communes, peut créer un tel phénomène", a-t-il mis en avant.