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Lutte contre les stupéfiants: la députée d'Intorni réclame l''intervention de l'Armée aux Moulins


Dans l'émission Azur Politiques, diffusée ce jeudi soir sur BFMTV Nice Côte d'Azur, en partenariat avec Nice-Matin, la députée Christelle d'Intorni (LR), est revenue sur la situation aux Moulins.

Interviewée par Céline Moncel (BFMTV) et Grégory Leclerc (groupe Nice-Matin), elle a été interrogée sur l'arrivée de la CRS8 en renfort dans ce quartier de l'ouest niçois gangrené par le trafic de drogue.

Associée au président des Républicains Eric Ciotti, la députée avait réclamé des moyens supplémentaires. Tous deux avaient rencontré en avril le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, pour lui demander des renforts. Renforts obtenus avec la CRS8, mais le compte n'y est pas pour la députée.

Dans une question écrite du mois d'avril, qu'elle révèle aujourd'hui, elle a interpellé le ministre de l'Intérieur pour réclamer la présence de l'armée aux Moulins. Non pas la force Sentinelle comme l'a réclamé Anthony Borré, premier adjoint de Christian Estrosi, l'ennemi politique. La députée de la cinquième circonscription estime que la force Sentinelle n'est pas adaptée. "Elle n'est pas habilitée à entrer dans des habitations, ce qui rend de facto caduque l'utilité d'une telle intervention."

La députée convient dans sa question écrite qu'il revient "uniquement" au président de la République, "en vertu de l'article 15 de la Constitution", de pouvoir décider du déploiement des armées sur le territoire national dans le cadre d'une opération intérieure.

Cependant, Christelle d'Intorni a interrogé Gérald Darmanin pour savoir s'il entendait légiférer "et prévoir des brigades mixtes constituées de forces de police accompagnées par celles de l'armée, dans le dessein que la seconde vienne épauler la première".

Selon la députée, la situation "gravissime" du quartier des Moulins justifierait cette mesure. Comme Eric Ciotti, elle milite pour un double angle d'attaque: s'en prendre aux réseaux de trafiquants, y compris au niveau international, et s'en prendre également aux consommateurs, qui génèrent ce trafic. Dans une proposition de loi elle souhaite "aggraver les sanctions encourues par les consommateurs", faisant passer la peine à 2 ans d'emprisonnement et une amende de 15.000 euros (contre 1 an et 3.500 euros actuellement). Elle entend également que soit augmenté le montant de l'amende forfaitaire, "d'un montant dérisoire de 200 euros, à 10.000 euros". Cinquante fois plus.

L'Armée demandée en renfort dans les quartiers, ce n'est pas une première. En 2012, l'actuelle maire adjointe (DVG) de Marseille, Samia Ghali, avait réclamé son intervention. Elle a remis le sujet sur le tapis en avril dernier, estimant que si des voyous voulaient tirer dans les quartiers Nord, "l'armée serait en mesure de riposter". Lors de la campagne pour l'élection présidentielle de 2022, les candidats à l'investiture LR Valérie Pécresse et Éric Ciotti l'avaient envisagé également.