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Les impressionnantes images de ces farfadets pris en photo depuis le Var, un phénomène aussi bref qu'impressionnant

C'était un de ses objectifs. Installé dans le Var depuis quelques mois seulement, d'où sa compagne est originaire, Christophe Suarez peut d'ores et déjà le cocher.

Ce vendredi soir, depuis Saint-Raphaël, avec l'emblématique île d'Or en toile de fond, il a capturé une salve de farfadets au-dessus d'un orage situé dans le nord de la Sardaigne, à quelque 400 km de sa position. 

Les farfadets, aussi appelés "red sprites", sont des phénomènes lumineux transitoires encore peu connus du grand public.

Il s'agit d'une intense décharge électrique qui se produit au-dessus d'un cumulonimbus particulièrement violent. "Il faut que l'atmosphère soit limpide autour de l'orage", précise Christophe Suarez. Des décharges très puissantes peuvent alors se produire entre 30 et 70 km de hauteur au-dessus de l'orage. Mais le phénomène est aussi bref que le résultat impressionnant. "Il ne dure même pas une milliseconde, ce qui le rend quasiment imperceptible. Je n'en ai vu que deux fois à l'œil nu".

Passionné de photos et par les orages

Passionné de photographies et par les orages depuis son enfance, Christophe Suarez est devenu chasseur d'orages au début des années 2000, avec l'essor du numérique notamment. "On a trouvé le moyen de faire de la photo d'orage plus facilement".

Rapidement, il fonde et fédère une communauté de passionnés autour de lui. Mais celui qui vivait en Haute-Savoie jusqu'à récemment est attiré par le spectacle qui se passe au-dessus des orages.

Photo Christophe Suarez.

"Un univers fantomatique"

"Un univers fantomatique", décrit-il, en faisant référence à ce "monde fascinant découvert il n'y a pas si longtemps" et à ces filaments rougeâtres aux airs de méduse ou de feu d'artifices.

Les premiers clichés de ces farfadets, envisagés il y a cent ans par un physicien écossais, n'ont pu être pris que vers la fin des années 80. "Les résultats étaient peu qualitatifs à l'époque", indique Christophe Suarez. Lui s'y intéresse depuis quelques années et multiplie les captations dès que les conditions sont réunies. En attestent plusieurs clichés partagés à ses 26.000 abonnés sur sa page Facebook, comme au Muy fin août. 

"Le Graal d'un chasseur d'orages"

Ce vendredi soir, après une dernière analyse des modèles météo le matin même, il a pris la direction de Saint-Raphaël.

"Sur place, j'ai vu que le ciel était découvert". Au loin, la cellule orageuse, compacte, se déplace de la Sardaigne en direction du continent. Il restera "deux-trois heures" sur site, avec ses 2 trépieds, son appareil photo et son enregistreur, jusqu'à ce que la cellule orageuse ne décoche ses flèches, à 22h17. "Pour un chasseur d'orages, c'est le Graal".

Si l'approche est carrée, le traitement demande "des compétences pointues au niveau du développement et du traitement". Les images sont en effet issues de captures vidéos. "Tous les plans de l'image ont été réalisés lors de la même prise de vue", conclut celui qui peut passer à l'objectif suivant.