Monaco
This article was added by the user . TheWorldNews is not responsible for the content of the platform.

"La prestation d’ensemble du tournoi s’avère assez incroyable", estime Jo-Wilfried Tsonga, organisateur de l’Open de Saint-Tropez

Jo-Wilfried Tsonga entouré de Constant Lestienne (94e mondial), vainqueur de la troisième édition de l’Open de Saint-Tropez, et du finaliste britannique Liam Broady (93e). (Photo Jean-Marc Rebour) (Photo Jean-Marc Rebour).

Quel est votre ressenti sur cette troisième édition?

C’était une première pour nous. Nous avons commencé en [Challenger, Ndlr] 80 en 2021, l’année dernière nous étions en 100 et lors de cette édition nous sommes passés en 125, avec un cahier des charges de l’ATP plus exigeant. Nous sommes contents, malgré les intempéries de la semaine qui ont perturbé deux jours. On s’est retrouvé à gratter et à sécher le terrain, toutes les équipes se sont mobilisées pour des tâches qu’elles ne font pas habituellement. C’était une belle édition, même si nous n’avons pas eu beaucoup de réussite puisqu’au départ, nous étions censés avoir un tableau plus étoffé. On est descendu à quatre joueurs du top 100 [au lieu de neuf]. Alors forcément, nous étions un peu déçus, mais quand on regarde les challengers au quotidien, nous sommes plus que dans les clous. Dans cette catégorie, il s’agit d’un très bon Challenger.

Le plateau semble être monté en gamme cette année...

Tout est monté en gamme, cela se resserre autour du top 100, voire du top 150. Pour nous, c’est très positif, on est dans le cahier des charges, le spectacle est là. L’an prochain, on espère avoir les joueurs du top 100 qu’il nous manquait cette saison. Avec un tableau encore plus relevé et des têtes d’affiche lors de chaque rencontre.

Puisez-vous dans votre réseau d’ancien joueur pour que l’Open de Saint-Tropez gagne en attractivité?

Bien sûr, tout compte. Quand ce sont des joueurs avec qui je suis proche, je peux leur proposer moi-même et Thierry [Ascione] en connaît aussi énormément. Sachant que l’on a quand même une offre avec les collectivités et les hôtels qui jouent le jeu et qui nous sont d’une aide vraiment précieuse. La prestation d’ensemble s’avère assez incroyable pour ce type de tournoi. Ce qui permet également d’attirer de bons joueurs.

Songez-vous déjà à des axes d’amélioration?

Avec le soutien de la Ville, il y a des projets qui ne sont pas tout à fait entérinés. Notamment concernant l’évolution des bâtiments, afin d’améliorer les capacités d’accueil du village, le quotidien pour les joueurs, l’organisation et les spectateurs. Aujourd’hui, au Tennis club de Saint-Tropez, le projet est de continuer de développer les infrastructures et donc, automatiquement, ça va nous servir.

À terme, la pérennisation du tournoi demeure-t-elle un objectif?

Oui, mais pérenniser ne signifie pas toujours avancer. Pérenniser, c’est aussi garder une belle stabilité. Faire entrer le tournoi dans l’esprit des gens, des Varois et des Azuréens pour que cela devienne une habitude de se rendre à l’Open de Saint-Tropez.

Avoir un Français en finale, comme lors de cette édition avec Constant Lestienne, est-ce un avantage?

Ce qui me plaît, c’est quand il y a énormément de Français dans mon tableau, parce que je suis content de pouvoir montrer les prochains champions français. On est également ravis quand on a des têtes de série fortes, qu’elles soient étrangères ou françaises. Les gens les regardent à la télévision, c’est toujours sympa de les voir en vrai, de près, à deux ou trois mètres. Mais oui, nous sommes un peu chauvins. On est à Saint-Tropez, on a envie de voir des Français.