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"Je l’avais déjà tenté à deux reprises": à 59 ans, il revient des Pyrénées jusqu’à son village de la Côte d'Azur... à pied

C’est un long périple. Un défi personnel, un de plus, pour un ancien coureur aujourd’hui passionné de randonnée. Didier Sessegolo a 59 ans. Pour ses dernières vacances estivales, ce chef d’entreprise installé à Bouyon a décidé de sauter dans le train pour rejoindre Hendaye et le pays basque.

Là-bas, pas de plage ni de détente. Plutôt des lacets bien serrés, un sac à dos pas trop chargé et quelques vêtements de rechange pour attaquer les sentiers… direction Bouyon. "Je voulais faire la traversée des Pyrénées par le GR 10, je l’avais déjà tentée à deux reprises mais j’avais échoué sur blessure, détaille-t-il. Je m’étais dit que j’aimerais bien la faire en revenant chez moi. Je suis parti en train depuis Nice le 19 juillet et j’ai démarré le lendemain."

Le menu est copieux: 1.885km et 86.000m de dénivelé à avaler. Didier Sessegolo a misé sur des étapes d’environ 40km par jour. Costaud. "L’année dernière j’ai déjà fait ce genre de périple mais du nord vers le sud, de l’Alsace jusqu’à Menton. Ça faisait 1.280km et 55.000m de dénivelé. Les Pyrénées ça me tenait à cœur. Je trouve ça plus dur que les Alpes, plus sauvage, le terrain est plus technique, le climat est différent…"

"J’accuse le coup"

Les paysages sauvages ont particulièrement plu au marcheur de 59 ans... Nice Matin.

Le randonneur s’est octroyé une journée de repos tous les dix jours de marche, histoire de tenir le coup jusqu’au bout. Il a également alterné entre le bivouac, les refuges et les hôtels. Niveau météo, il a tout connu. "Il devait faire 4 ou 5 degrés début août, j’ai eu du crachin, de la grêle, un déluge, la canicule, le vent… Je me suis adapté, les changements de températures étaient brutaux." Le moral a tenu bon. La beauté du décor y est pour quelque chose. "Le point culminant, c’était le pic du Canigou à plus de 2.700m d’altitude. Il y avait une dizaine de cols à passer au-dessus de 2.000m. Plus tard, j’ai aussi vu des coins sauvages dans l’Aude, j’ai fait le mont Ventoux, le lac de Sainte-Croix et j’ai fini par l’arrière-pays. C’était très varié, ça changeait de la montagne."

Un défi sportif mais pas que. "Il y a le plaisir des yeux, être dans la nature. Un côté liberté avec des superbes paysages. J’en ai pris plein la vue… et plein les jambes!" Le Bouyonnais a même eu droit à un petit comité d’accueil en arrivant dans son village le 10 septembre. À son compte dans les travaux acrobatiques, il s’accorde quelques jours de récupération avant de reprendre le travail. "Je faisais à chaque fois des bonnes nuits mais c’est intense, j’accuse le coup. Le corps me dit ‘‘Maintenant il faut arrêter les conneries!’’"

Plus de détails et photos sur la page Facebook de Didier Sessegolo.

L’Azuréen était parti d’Hendaye le 20 juillet. Nice Matin.