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"J’ai moins peur de la distance", vainqueur de l'Ironman de Nice en 2022, Rudy von Berg se confie avant l'épreuve de dimanche

Rudy von Berg n’a pas eu la préparation idéale.

Début juin, l’Américain, qui a grandi à Grasse, était renversé à vélo à Roquefort-les-Pins. Bilan, une fracture de la clavicule et d’un doigt.

Mais le triathlète de 29 ans s’est relevé et a mis tout en œuvre pour retrouver son niveau. Dimanche, il devrait jouer les premiers rôles.

Déjà comment allez-vous, êtes-vous de retour à 100%?

Plus ou moins. Cela fait neuf semaines que j’ai repris l’entraînement, ça a l’air d’aller, mais il y a toujours des doutes avant une course de très haut niveau. J’ai fait le maximum de ce que je pouvais faire pour revenir. Mon niveau est satisfaisant, j’espère être à la hauteur de mes ambitions.

Quel est l’objectif justement?

Faire un top 10, un top 5 si je suis dans un bon jour.

Et la médaille, ce n’est pas jouable?

Je n’ai pas envie d’y penser car ensuite si je finis 10e, je vais être déçu. Si c’est le cas, je ne serai ni content, ni mécontent. C’est une course de très haut niveau.

En 2019, vous aviez obtenu la médaille de bronze ici sur le mondial 70.3. Vous êtes plus mesuré car vous aviez plus d’expérience sur cette distance?

Dimanche, il y aura des athlètes d’exception, mais je commence aussi à avoir de l’expérience sur l’Ironman. J’en ai disputé trois l’an passé, un cette année, ce sera mon cinquième. J’ai moins peur de la distance, notamment le marathon. Mais il faudra quasiment que je tienne l’allure du 70.3 sur l’Ironman. Sur les parties vélo en tout cas.

"La grande différence, c’est le plateau"

Quel rythme visez-vous en course à pied?

Sur un Ironman, après 6h d’effort, c’est quand même bien différent qu’un half. Après 5-6 d’efforts, cela commence à être dur pour l’organisme. En 2019, j’avais tenu les 3’25’’ au km. Là j’espère courir en 3’50’’ au km, pour faire un marathon en 2h41’-42’.

Est-ce différent de disputer l’Ironman à Nice en juin ou en septembre?

La grande différence, c’est le plateau, bien plus relevé. ça va complètement changer la physionomie de la course. Après la natation, il y aura un groupe de tête de 10-15 triathlètes. A Kona, l’an passé, c’était même 18-19. Après, sur la partie vélo, ça va exploser dès les premières rampes des Pugets. On partira pour 60km de montée. Il faudra faire attention à ne pas partir trop vite, pour ne pas être en surrégime trop tôt.

Votre point fort, c’est le vélo. Vous misez dessus?

Oui, j’espère être proche des meilleurs. Je connais chaque mètre du parcours, je vais peut-être combler du temps en descente. Mais l’arrivée ne sera pas juste après la partie vélo. Derrière, il restera un marathon où il fera chaud et humide.

Qui sont vos principaux rivaux?

Je place le Danois Magnus Ditlev un peu au-dessus, avec un léger bémol technique, mais aussi les Français Clément Mignon, Léon Chevalier et Sam Laidlow, ou le Néo-Zélandais Braden Currie.

Où se jouera la course?

Comme toujours sur le marathon. C’est déjà dur mentalement sur la Promenade des Anglais et avec la chaleur... Mais tout le monde s’est préparé pour ces conditions.