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France - Nouvelle-Zélande: l’asphyxie puis la révolte

La pression, vous dites? Agrippés au frein à main, paralysés par l’enjeu pendant une période, les Bleus ont fini par se libérer. Et faire exploser des Blacks jusqu’ici dominateurs.

Non, ce match d’ouverture n’était pas une simple rencontre de rugby. C’était celui de tout un pays. Et à en voir la mine fermée de Matthieu Jalibert, d’ordinaire si décontracté, difficile de ne pas s’en rendre compte. Le demi d’ouverture se savait attendu en l’absence de Romain Ntamack. Résultat: il a survécu. Avec panache. Mais son baptême avec le "10" dans le dos en Coupe du monde n’a pas été simple.

Touchés... mais loin d’être coulés

Dans la moiteur de Saint-Denis, les hommes de Fabien Galthié ont, durant tout le premier acte, semblé dépassés. Soutiens lointains et inefficaces, "rush défense" lue à la perfection par les Blacks (lire page précédente), fautes cyniques, les Bleus sont absents. Avec 22 plaquages manqués en 40 minutes, difficile de réellement rivaliser au niveau international. Mais depuis quatre ans, ce XV de France est un bout de bois sur lequel on frappe sans ne jamais vraiment y venir à bout. Un bois d’arbre aussi massif qu’un Peato Mauvaka avec 68 minutes dans les jambes.

Remobilisés, régénérés, les protégés de Fabien Galthié finissent par faire ce qu’ils font de mieux: jouer. Avec une conviction et une détermination qui feraient même douter des triples champions du monde.

L’essai d’un Damian Penaud aux deux visages en est le symbole. Menés au score 13-9 à la 55e, les Bleus font le choix (fort) d’aller en touche. Choix payant puisque, malgré une approximation dans le lancement, Matthieu Jalibert délivre toute une nation (16-9, 57e).

Derrière, les "Blancs" d’un soir se montreront imperturbables. Sur cette action, ils se sont payé leurs adversaires. Désormais révoltés, ils n’ont plus qu’à désarmer des Néo-Zélandais pris dans l’intensité. Hier soir, les Bleus ont pendant 40 minutes subi leur pseudo-destin. Avant de se relever, pour le changer. Oui, ces Tricolores ont ce quelque chose qui fait rêver. Même touchés, malmenés. Un coq, ça ne baisse jamais la tête.