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Coupe du monde de rugby: Nouvelle-Zélande, candidat devant l'Éternel

Poule A. Après trois années en dents de scie, la Nouvelle-Zélande a cru balayer les doutes, avant de replonger fin août... Pourtant, difficile de ne pas placer les All Blacks en favoris.

Pierrick Ilic-Ruffinatti

Pour la dernière journée du Rugby Championship, c’est le(leur haka le plus guerrier) que les All Blacks ont proposé aux Australiens. Il y a fort à parier que le 8 septembre face aux Bleus, il en soit de même... Photo AFP

Jamais la Nouvelle-Zélande n’a démarré un Mondial sans en avoir le statut de favori. Pas forcément d’unique prétendant, mais toujours de vainqueur potentiel.

Il faut dire que s’ils n’ont pas inventé ce jeu (rendons aux Anglais ce qui appartient aux Anglais), c’est à l’évidence les hommes en noir qui ont su le réinventer.

Résultat: la petite île du bout du monde a remporté trois des neuf premières éditions du trophée Webb-Ellis (1987, 2011 et 2015).

Plein de confiance en Rugby Championship, et puis... la débâcle

Et pourtant… Pour la première fois depuis la création de la compétition, les All Blacks arrivent en France avec une casquette moins immense vissée sur la tête, puisque le statut d’épouvantail semble davantage revenir aux Bleus, à l’Irlande ou aux Sud-Africains.

Mais ces trois nations savent mieux que quiconque qu’il faut toujours se méfier de l’eau qui dort… Car après trois années à chercher leur rythme, dans le sillage d’un capitaine (Sam Cane) et d’un sélectionneur (Ian Foster) qui n’ont jamais su faire l’unanimité au pays du long nuage blanc, les coéquipiers de Beauden Barrett ont, comme par magie, recouvré la santé à l’aube de la Coupe du monde.

En remportant le Rugby Championship (le tout en passant 41 points à l’Argentine, 38 à l’Australie et 35 aux champions du monde sud-africains), les All Blacks ont remis les pendules à l’heure... avant que celles-ci ne se dérèglent à nouveau face aux Springboks à Twickenham, fin août, lors de leur dernier match de préparation (35 à 7, plus grosse défaite de leur histoire).

Ollivon: "Ne vous inquiétez pas pour eux"

Il n’empêche que les Blacks resteront toujours les Blacks, comme en souriait Charles Ollivon, deux jours après cette claque historique: "C’est souvent pareil avec les Blacks. Il y a un an et demi c’était la catastrophe. Il y a quelques semaines ils étaient énormes et là, c’est à nouveau la catastrophe. Ne vous inquiétez pas pour eux, ils seront prêts le 8 septembre."

Vexés, et donc d’autant plus dangereux? Ce qui est certain, c’est que ce cru 2023 sera rapidement fixé sur son niveau réel, et sur les ambitions qu’il peut nourrir, avec une mise en bouche exceptionnelle face au XV de France…

L'incroyable histoire des frères Barrett

Imaginez la fierté que vous ressentiriez si l’un de vos enfants devenait international dans son sport. Ce serait immense, non?

Alors s’ils étaient deux, et dans la même équipe, comme ça a pu être le cas chez les Lièvremont, les Boniface en France ou les Vunipola en Angleterre? Ce serait irrationnel.

Pensez donc aux parents Barrett qui, depuis leur jardin à New Plymouth, regardent lors de chaque test-match de la Nouvelle-Zélande trois de leurs fistons défendre le maillot noir...

Car depuis juin 2017 (et les débuts internationaux de Jordie), les trois frangins Barrett font les beaux jours des All Blacks: Jordie (26 ans, 52 sélections) installé au centre, Beauden (32 ans, 116 sélections) qui alterne entre le poste d’arrière et celui d’ouvreur et enfin Scott (29 ans, 62 sélections) qui déménage en deuxième ligne.

Et voilà comment la fratrie la plus talentueuse de l’histoire du rugby est également devenue la première au sein de laquelle trois frères ont dépassé le cap des 50 sélections, en juillet dernier. Dingue.

Les 33 Néo-Zélandais

Avants: Ethan de Groot, Tyrel Lomax, Nepo Laulala, Fletcher Newell, Ofa Tu’ungafasi, Tamaiti Williams, Dane Coles, Samisoni Taukei’aho, Codie Taylor, Scott Barrett, Brodie Retallick, Tupou Vaa’i, Samuel Whitelock, Sam Cane (cap.), Shannon Frizell, Luke Jacobson, Dalton Papali’i, Ardie Savea.

Trois-quarts: Finlay Christie, Cam Roigard, Aaron Smith, Beauden Barrett, Damian McKenzie, Richie Mo’unga, Jordie Barrett, David Havili, Rieko Ioane, Anton Lienert-Brown, Caleb Clarke, Leicester Fainga’anuku, Will Jordan, Mark Telea.

Sélectionneur: Ian Foster.

Le chiffre

31. Depuis que la Coupe du monde existe (1987), jamais les Néo-Zélandais n’ont perdu le moindre match de poule. Neuf éditions consécutives, donc, pour 31 succès de rang en phase régulière.

Si on cumule la phase de poules (31 sur 31) et la phase finale (18 sur 25), les Blacks ont remporté 49 de leurs 56 rencontres. Sur leurs sept revers? Deux sont à mettre au crédit de la France (1999 et 2007).