Cameroon
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Le ministère de l’Intérieur burundais remet en question les décisions des congrès du CNL dirigé par Agathon Rwasa

Au Burundi, Agathon Rwasa, figure de l’opposition et chef du Conseil national pour la liberté (CNL), fait face à des difficultés internes. Après avoir perdu le leadership de son parti historique, les Forces nationales de libération (FNL), en 2011, au profit d’un allié du pouvoir en place, Rwasa et son nouveau parti sont à nouveau confrontés à des problèmes.

Le ministre de l’Intérieur a récemment écrit à Rwasa pour lui annoncer le rejet des décisions prises lors de deux congrès qui se sont déroulés en février et fin avril de cette année, malgré son autorisation initiale. Ces congrès avaient entériné des modifications des statuts et des règlements internes, ainsi qu’un redécoupage administratif du pays, que l’opposant conteste vivement. Martin Niteretse, le ministre burundais de l’Intérieur, invoque deux raisons pour justifier sa décision.

D’abord, Niteretse explique avoir analysé les conclusions de ces congrès et constaté que le CNL n’avait pas respecté ses propres statuts et règlements lors de leur organisation. Ensuite, il mentionne avoir été informé de ces irrégularités par d’anciens hauts cadres du parti, qui ont été évincés du bureau politique. Le ministre de l’Intérieur demande donc à Agathon Rwasa de réunifier le bureau politique avant d’organiser de nouveaux congrès en conformité avec la loi, en présence de représentants du ministère agissant en tant qu’observateurs.

Cette décision a suscité l’indignation d’Agathon Rwasa, qui dénonce une violation de l’article 10 de la loi sur les partis politiques, interdisant toute ingérence des pouvoirs publics dans le fonctionnement interne des partis, sauf dans des cas spécifiques. Il affirme que les congrès ont été régulièrement tenus et que les accusations portées à leur encontre sont infondées. Selon lui, cette démarche vise à déstabiliser et affaiblir le principal parti d’opposition en prévision des élections législatives prévues dans deux ans. Aucune réaction officielle n’a été émise par les autorités burundaises jusqu’à présent.