Cameroon
This article was added by the user . TheWorldNews is not responsible for the content of the platform.

L’ex-Premier ministre du Burundi, Alain-Guillaume Bunyoni, écroué pour atteinte à la sûreté de l’État

L’ancien Premier ministre burundais et numéro 2 du pouvoir, Alain-Guillaume Bunyoni, a été placé en détention à la prison de Ngozi dans le Nord du pays, après avoir été inculpé officiellement vendredi dernier. Il est accusé d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État, au bon fonctionnement de l’économie nationale, de prise illégale d’intérêts, de détention illégale d’armes et d’outrage envers le chef de l’État. La justice burundaise pourrait lui infliger jusqu’à 30 ans de prison.

Une comparution mouvementée devant la Chambre du conseil de la Cour suprême Arrêté il y a une vingtaine de jours après une perquisition surprise de ses domiciles, Alain-Guillaume Bunyoni est apparu menotté et habillé en vert, la couleur réservée aux prisonniers, lors de sa comparution devant la Chambre du conseil de la Cour suprême. Selon des témoins présents sur place, il a été bousculé par les policiers qui l’entouraient pour qu’il avance plus vite. La Chambre du conseil a confirmé son incarcération pour les crimes qui lui étaient reprochés.

Alain-Guillaume Bunyoni faisait partie depuis l’accession au pouvoir de l’ex-rébellion du Cndd-FDD il y a 18 ans, du cercle restreint de généraux qui dirigent le Burundi d’une main de fer. Très riche et très craint, il était gardé au secret par le Service national de renseignement (SNR), qui dépend directement de la présidence burundaise. Son arrestation dans des circonstances encore floues a suscité de nombreuses interrogations.

La prison de Ngozi, où a été acheminé Alain-Guillaume Bunyoni, a été rénovée pour lui offrir des conditions de détention privilégiées, avec un lit, une toilette à siège, une douche et une salle de sport. Cette aile de la prison, qui accueillait jusqu’ici une centaine de détenus, a été évacuée pour l’occasion, alors que 1 500 autres détenus se pressent dans les quelque 300 places qui restent dans des conditions qualifiées d’« inhumaines » par les organisations de défense des droits de l’homme.