Cameroon
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L’ancien Premier ministre Adolphe Muzito déclare le report des élections en RDC “irréversible” lors de sa rencontre avec la Céni

Adolphe Muzito

L'ancien Premier ministre de RDC, aujourd'hui leader d'opposition, Adolphe Muzito

L’ancien Premier ministre Adolphe Muzito insiste sur l’inévitabilité du report des élections en RDC

Lors de sa rencontre avec le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), Adolphe Muzito, l’ancien Premier ministre congolais, a affirmé que le report “technique” des scrutins était inévitable pour garantir la crédibilité du processus électoral. Il a rejoint ainsi Martin Fayulu, Matata, Delly Sesanga et un représentant de Moïse Katumbi, tous reçus par la Céni vendredi dernier. Les élections générales sont prévues pour le 20 décembre.

Adolphe Muzito a observé plusieurs problèmes dans le processus électoral en cours. Tout d’abord, il a souligné l’absence de représentation de l’opposition dans les instances de la Céni, tant au niveau du bureau que de la plénière. De plus, le fichier électoral est incomplet en raison de l’absence des électeurs des territoires de Kwamouth, Rutshuru et Masisi.

Lors de sa rencontre avec le président de la Céni, Denis Kadima, Adolphe Muzito a présenté un plan de sortie de crise. Il a suggéré que l’Église catholique supervise l’enrôlement des électeurs dans les territoires contrôlés par les groupes rebelles, soulignant que ces rébellions ne remettent pas en question l’unité du pays mais qu’elles ont des revendications politiques. Selon lui, l’Église catholique, ainsi que les églises protestantes et d’autres institutions, ont la capacité d’assumer cette mission de paix.

La Céni fait face à des défis financiers majeurs, nécessitant plus de 500 millions de dollars, dont seulement 100 millions sont sur le point d’être débloqués. De plus, il est crucial que le gouvernement dispose de cet argent à temps pour financer les dépenses préélectorales. Face à ces contraintes, associées à d’autres prérequis politiques, Adolphe Muzito prévient que le pays risque de glisser vers un nouveau report, qu’il soit volontaire ou involontaire. Il souligne la nécessité d’un dialogue entre toutes les parties prenantes pour organiser des élections crédibles. Selon lui, ce report technique devrait durer entre trois et quatre mois afin de réunir les conditions nécessaires à la bonne marche du processus électoral.